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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 09:42

Oui cette vie offerte par des parents dans un acte d'amour devient vite une aventure. Une grande aventure pour ceux qui choisissent d'"être": selon SCHEKESPEAR "to BE or not TO BE" Quand arrive le soir de cette aventure ce sont les signes de vieillesse qui apparaissent.

Pour ma part ce fut successivement l'INFARCTUS, suivi à plusieurs années de distance du cancer de la prostate et aujourd'hui LA CATARACTE.

Ca sent le départ ?

Mais j'invite le curieux à lire ce blog depuis son origine pour constater la richesse de cette vie qui fut la mienne aux côté d'une compagne qui est une véritable héroïne. D'abord par le fait qu'elle fut doublement orpheline, puis parce qu'elle s'est construite seule sans tuteur de qualité. Se forgeant un caractère et un tempérament hors du commun. Autodidacte Etc.

Sa principale fonction fut la comptabilité et l'administration que ce soit pour l'agent d'assurances, l'agriculteur ou le retraité.

je ne lui ai jamais facilité la vie par des initiatives d'aventurier tout au long du chemin parcouru ensemble. Jamais un jour de retard pour les comptes, les paiements de factures ou d'échéances, des repas et le ménage. Obligée de recevoir des personnalités au pied levé. ETC !

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 06:13

~~ Votre Mail du 7 Février.

A l’évidence vos sujets d’inquiétudes sont nombreux, et les différentes informations que nous vous avons communiqué Michel et moi ne sont pas parvenues à exorciser celles-ci. Evidemment, les émissions anxiogènes auxquelles vous vous référez et qui se présentent comme des informations objectives des consommateurs, ont surtout comme résultat de faire peur. La peur est un sentiment tout à fait irrationnel, et il faut beaucoup d’effort de pédagogie pour l’éradiquer. Elle peut frapper n’importe qui. On peut très bien se sentir mentalement très bien, sûr de soi, en équilibre, et d'un coup paniquer pour divers raisons.

La discussion n’est pas de mettre en concurrence « les agriculteurs amateurs qui montrent au-delà de leur bonne volonté qu'il existe peut-être une autre voie à explorer ». ou une agriculture qui valorise les progrès en mécanisation ( GPS, Drones, etc. ;) la génétiques végétales ou animales , la fertilisation, la protection des cultures. L’une comme l’autre ont leur place dans la mesure où leurs productions correspondent à un marché. On peut penser que des méthodes d’agriculture ancestrales, avec des poules qui picorent dans le crottin ont un coté plus poétique que des milliers de pondeuses alignées dans des cages avec un programme lumineux adapté, l’air conditionné et une alimentation équilibrée. Mais contrairement à ce que certains voudraient faire croire les œufs de ces dernières offrent une plus grande sécurité sanitaire,(salmonellose) et un coût de production permettant aux plus modestes de ce nourrir.

. Sébastien Abis à écrit une étude intéressante : « Géopolitique du blé » Il explique qu’à la fin du XIX éme siècle, la production mondiale de blé était de 60 Mt . Au début de la grande guerre 100 Mt, en 1950 200 Mt Au début du XXI éme siècle 600 Mt et pour la campagne 2013-2014 la production record de 713 Mt est atteinte. Mais dans le monde les « terres à blé » sont peu nombreuses. Cette production est réalisée sur une surface réduite de 240 Mha, et par seulement 10 pays, mais seule l’Europe de l’Ouest grâce à la qualité de ses terres et son climat favorable bénéficie d’une grande régularité de sa production, qui lui permet d’appréhender son approvisionnement avec sérénité année après année. Cette situation privilégiée a des avantages, mais elle impose des devoirs vis-à-vis des populations toujours de plus en plus nombreuses de pays qui malgré divers « révolutions vertes » ne parviendront jamais à satisfaire leurs besoins.

C’est pourquoi, l’agriculture dite « productiviste » n’est pas seulement qu’une question de profit, c’est un devoir de solidarité, d’humanité. Une production agricole abondante est un facteur de paix Avec juste raison, vous condamnez la consommation en hiver de tomates venant de l’hémisphère sud. Mais si des importateurs se positionnent sur ce marché, c’est qu’il y a une demande des consommateurs ! …..

Portant lorsque des procédé de production a contre saison arrivent en France les médias s’enthousiasme Peu importe l'hiver, à Paris, c'est toujours la saison des fraises ! http://www.actu-environnement.com/ae/news/fraise-culture-hors-sol-agricool-paris-container-hydroponie-led-26187.php4#video&xtor=EREC-107

Cultiver des fruits de qualité toute l'année en centre ville, sans pesticide et sans lumière naturelle est désormais possible. Grâce à la culture hors sol, la start-up Agricool produit localement 7 tonnes de fraises distribuées en circuit court. Vue de l'extérieur, cette ferme d'une genre nouveau à de quoi interpeller. Un container de marchandise tout droit sorti d'un port industriel, c'est comme cela que se présente ce potager atypique où poussent quelque 4.000 pieds de gariguettes. Une fois à l'intérieur, on est surpris par la lumière mauve fluorescente qui enveloppe les colonnes végétales d'où l'on voit poindre les premières fleurs qui deviendront dans quelques semaines des fruits. C'est un laboratoire ultra moderne où a été recréé: un micro climat propice à la culture de fruits, une oasis futuriste en plein Paris. Avec un rendement équivalent à une production de 4.000m2 de pleine terre pour une surface de 30m2, les fraises d'Agricool poussent en hydroponie dans un substrat neutre alimenté d'un mélange d'eau et de nutriments. Leur culture est également assurée par un système de lampes Leds qui émet le spectre lumineux utile à la croissance de la fraise. Mais ce qui fait la valeur de ces fruits, outre leur mode de production innovant, c'est leur goût. Cultiver en ville permet au producteur de récolter ses fraises à maturité et de les vendre directement aux consommateurs alors que les fruits importés sont eux, cueillis encore verts. Les fraises produites par Agricool ne sont cependant pas estampillées bio, ce label n'étant pas délivré pour les fruits et légumes issus de l'agriculture hors sol.

Concernant, les pesticides, je note qu'aucun de vous deux ne parle des conséquences de l'utilisation de ces produits. Considérant la dangerosité des pesticides Jean de Kervasdoue fait un parallèle avec les médicaments. « Les médicaments peuvent être dangereux pour la santé. Ils le sont toujours lorsqu’ils sont actifs, mais ils soignent aussi, et c’est pour cela qu’ils ont été conçus, pas pour être dangereux, mais pour guérir. Il arrive cependant qu’ils guérissent et soient dangereux ( 18.000 morts par an) De même les produits de protection des cultures sont utiles, mais peuvent être dangereux. Le profil toxicologique de ces substances est aujourd’hui bien connu, et signalé aux utilisateurs. Les personnes les plus en contact de façon importante aux produits phyto sanitaires ce sont les Agriculteurs. Afin de mesurer les effets des pesticides sur les agriculteurs Le Centre François Baclesse de Caen, l’Université de Caen et la MSA ont initié en 2005 l’étude AGRICAN dirigée par le Professeur Lebailly. Cette étude la plus vaste jamais faite concerne une cohorte de 180.000 personnes..

Les premiers constats :

Toutes causes de décès confondues, les risques de mortalité sont plus faibles pour les agriculteurs que pour le reste de la population » Le Programme National Nutrition santé (PNNS) dans sa synthèse consacré au lien entre nutrition et cancer, à la question de savoir si les résidus de pesticides contenus dans les fruits et légumes présentent un risque vis-à-vis du cancer ; la réponse est NON si la réglementation est respectée Aucune étude épidémiologique n’a pu associer une consommation de fruits et légumes à une augmentation des risques de cancers.

La MSA à crée un réseau Phy’Attitude pour recenser les problèmes dus aux phytos

En moyenne chaque année il y a 200 cas d’intoxications déclarée dont une partie due aux mauvais usage ou au manque de protection mais aucun accident mortel On ne peut pas parler sans émotion de la maladie de votre frère Dominique pour lequel j’ai beaucoup d’estime et d’amitié J’admire avec quel courage et lucidité il lutte pour vaincre cette maladie. Lorsqu’un malheur de ce type vous atteint, il est logique d’essayer d’analyser qui en est la cause.

S’il est avéré une relation de cause à effet du tabac sur le cancer du poumon, bien que tous les gros fumeurs n’en soient pas atteints, l’alcool est soupçonné de favoriser le cancer de l’œsophage, sans que ce ne soit réel à 100%, il reste beaucoup d’incertitudes pour les autres types de cancer.

A partir du seul ressenti quelques ONG, certains Médias, et la rumeur publique proclament un verdict sans appel : Les pesticides. sont la cause de tous nos maux . Pourtant malgré les nombreuses études, les Dr Morel et Lebailly expliquent « certaines catégories de pesticides ont montré leur nocivité, souvent à forte dose chez l'animal en terme de cancers mais les données sont inexistantes chez l'homme, ou très limitées la preuve que ce sur-risque soit lié aux pesticides n’existe pas encore. »

Je vais probablement provoquer votre « colère folle » en diffusant cette information : « Et si le cancer était de la faute à pas de chance ? Une étude publiée dans la revue Science en janvier 2015 par Cristian Tomasetti et Bert Vogelstein, de la Johns Hopkins University (Baltimore), avait fait grand bruit en concluant que les deux tiers des cancers relèvent d'erreurs génétiques spontanées et imprévisibles après des divisions cellulaires répétées et sont, de ce fait, imputables à la seule «malchance»

Il serait pourtant tellement rassurant de connaître les causes avec certitude avant de pouvoir l’éradiquer . Seule la maladie de Parkinson a été reconnue risque professionnel par la MSA. Elle était souvent provoquée par un insecticide naturel qui était utilisée en agriculture biologique jusqu’en 2008 : La Roténone

Qualité de l’eau sur le site http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable

Il est possible d’accéder aux analyses de toutes les stations de pompage de l’hexagone, et de voir commune par commune si l’eau distribuée au robinet est dangereuse ou pas et ses teneurs en divers élèments

Depuis la fin des années 2003 le contrôle de la qualité des eaux a été renforcé, tout particulièrement pour les pesticides. Les analyses de plus de 450 pesticides sont réalisées dans des laboratoires agréés Il ressort de ce dispositif que la qualité de l’eau potable délivrée en France progresse régulièrement. L’expertise collective de l’INSERM indique en 2010 « 96 % de la population en France soit 60,5 millions d’habitants ont été alimentés par de l’eau en permanence conforme aux limites de qualité. Pour les 4% restant, si l’eau du robinet a été au moins une fois non conforme au cours de l’année 2010, elle n’a jamais dépassé la valeur sanitaire maximale supposée indiquer des effets néfastes sur la santé. Ce qui rend l’eau du robinet moins agréable à boire c’est la plus forte teneur en chlore a cause de l’opération Vigipirate .

Ce qu'on retrouve dans la terre, l'eau...et les cheveux des enfants C’est vraiment une affaire tirés par les cheveux ! ….. Le 29 avril 2014, Générations Futures (GF) sort sa nouvelle « enquête Expert » GF a analysé les cheveux de 30 enfants (dont 8 fratries de 2 à 3 enfants) pour détecter des pesticides perturbateurs endocriniens (PE). Doutant un peu sur la valeur de cette « analyse » GF précise page 16 « les résultats contenus dans ce dossier n’ont pas de valeur statistique significative ». Cela n’empêche pas GF de livrer chiffres et statistiques tout en sachant pertinemment bien qu’ils n’ont aucune valeur. Par exemple, et admirez en passant ces chiffres sans valeur précis au centième près, GF avance que « 21,52 résidus de pesticides PE ont été retrouvés en moyenne par enfant » ou que « 35 pesticides PE ou métabolites de pesticides PE sur 53 ont été retrouvées au moins une fois, soit 66.03% ». Et pour bien affoler les chaumières, GF annonce que « la concentration totale de pesticides PE par échantillon était en moyenne de 639 picogramme/mg cheveux », sans préciser qu’ un picogramme correspond à un millième de milliardième de gramme ! Autrement dit, cette quantité de 639 picogrammes équivaut à un cachet d’aspirine que se partageraient 1,6 milliards de personnes. Pour préciser et que les gens comprennent cela équivaut à 0.639 g pour une tonne de cheveux. Soit environ 0.639 g de pesticides pour 20 000 personnes (poids moyen d’une chevelure humaine = 50 g )… GF utilise une moyenne alors que les écarts entre enfant était de 1 à 10, que dans certain foyer il y avait la présence de chats ou de chiens dont les colliers anti-puces contiennent du Fibronil ( matiére active du Régent interdit) et que les Anti-poux contenant aussi du Fibronil ont pu être utilisés sur certains enfants. Alors sortir un tel enfumage pour stigmatiser les produits phytosanitaires c’est tout sauf du sérieux et reprit par Elise Lucet, c’est confondant. si c'est de la fausse information, nul doute que la contre attaque de Syngenta et consorts sera à la hauteur du"préjudice

Aucun souci c’est réellement prouvé c’est de la fausse information. Mais probablement que Syngenta n’intentera pas de procès , compte tenu du contexte d’une opinion publique totalement manipulée, ce serait faire une publicité à ces journalistes dépourvu de toute éthique .Pour reprendre une citation d’Alexis de Tocqueville « Une idée fausse, mais clair et précise aura toujours plus de puissance dans ce monde qu’une idée vraie mais complexe » Et puis si le marché phyto en France est important pour Syngenta, ce n’est pas primordial par rapport à son marché mondial. La seule à subir un préjudice, c’est l’agriculture française.

La reproduction de l'article de Philippe Stoop certes intéressante, ne peut elle pas , aussi, être sujette à un certain scepticisme ? en effet question indépendance, Dénoncer un conflit d’intérêt, c’est un grand classique des opposants à la science. Réfuter les arguments d’un scientifique et le soupçonner de malhonnêteté sous prétexte qu’ayant travaillé sur le sujet il le connaît parfaitement, c’est se priver d’une expertise sérieuse et objective. Plus valable que de faire un micro trottoir pour savoir ce que la ménagère de 50 ans pense des pesticides !... Au moins, on ne peut pas suspecter Elise Lucet de dépendre de quelques groupes Pas de conflit d’intérêt pour Elise Lucet ? Elle dépend de la direction de France 2 avec obligation de faire de l’audience pour attirer les annonceurs. Si elle avait fait une émission rassurante en publiant sans les manipuler les résultats réels de l’étude de l’EFSA :

Les analyses de l’EFSA montrent que 97,4 % des 81 000 échantillons sont conformes à la réglementation, parmi lesquels 54,6 % ne contiennent aucun résidu détectable de pesticides. Sont considérés conformes à la réglementation, les aliments dans lesquels les pesticides sont retrouvés en quantité inférieure aux seuils fixés pour prévenir d'éventuels effets nocifs sur la santé. Aurait elle fait autant d’audience que de répéter de nombreuses fois dans la soirée: « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides ». Si vous appelez cela du bon journalisme ; c’est que nous n’avons pas la même notion de la probité. La supercherie sera peut être dévoilée un jour que j’espère prochain et alors Elise Lucet perdra toute crédibilité.

C’est un peu long, mais le sujet est important, et je crois qu’il me resterait encore beaucoup à dire pour réhabiliter a vos yeux une agriculture française qui ne mérite pas votre opprobre

Bien Cordialement Claude

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 08:08

Francis est un ami initié !

CLUB ROTARY d’HAGETMAU-SAINT-SEVER CONFERENCE

faite par Francis BENNAVAIL le 21 JANVIER 2016

"DE L’ORIGINE DES RELIGIONS "

Sommaire :

1° Le sens religieux dans l’histoire et la préhistoire

2° La construction des rites et symboles : animisme et polythéisme.

3° Des dieux à Dieu, le monothéisme.

4° L’ère christique : L’homme, merveille de Dieu, est religieux par essence. L’homme, finalité de la Création

5° L’ère de la science : Dieu force agissante de l’Univers Seul DIEU est, la matière n’existe pas.

Introduction Vous m’avez demandé de vous parler de l’origine des religions. C’est un sujet passionnant, largement débattu tout au long de l’histoire par les philosophes, qu’ils soient métaphysiciens ou moralistes, autant que par les théologiens. C’est dire combien cette question a fait l’objet d’une abondante littérature, de multiples publications, de livres savants et d’innombrables articles. Devant une telle profusion, il me faudra donc résumer et aller à l’essentiel. Plutôt que de faire une conférence formelle, j’ai préféré vous proposer d’animer une causerie sous forme d’une réflexion commune, que nous allons mener ensemble. Ce soir nous allons donc réfléchir ensemble. J’évoquerai diverses théories multiples et j’avancerai des hypothèses Mais je conclurai par des convictions. Car je dois quand même vous exposer mes idées personnelles sur ce sujet, en m’abstenant toutefois de vous les imposer, mais en vous demandant tout simplement de réfléchir avec moi. Alors je vous prie d’oublier tous vos a-priori, et votre formatage intellectuel, spirituel ou religieux, qui s’avérerait paralysant pour la fécondité de la pensée. Donc nous allons réfléchir en partant parfois de zéro. Et vous allez voir que nous allons arriver à des conclusions inouïes, renversantes, extraordinaires, fabuleuses, enthousiasmantes, bref qu’aucun qualificatif ne saurait décrire.

1 - LE SENS RELIGIEUX DANS L’HISTOIRE ET LA PREHISTOIRE Parler de l’origine des religions, c’est plutôt parler de la religion, car chacun de nous se réfère à une religion qui est la sienne, souvent différente de celle des autres ; on peut dire même toujours différente. Car chacun, dans notre modernité, s’est construit sa propre religion, même s’il ne la désigne pas ainsi, c’est-à-dire que chacun a édifié ses propres croyances, même et surtout quand ce sont des non croyances, qui sont en fait une forme négative de la croyance. Vous voyez donc que la notion de croyance, donc de religion, est propre à tout homme. Parler de religion, c’est donc parler de l’homme en général, et non d’une valeur singulière abstraite, qui varie chez nous tous. Je précise pour les féministes que quand j’emploie le terme « homme », j’entends son générique « l’homme en général », homme et femme confondus, c’est à dire l’être humain tout simplement. Ainsi, parler de l’origine des religions, c’est surtout parler de l’origine du sens religieux chez l’homme, son émergence, son développement, et toutes ses manifestations ritualisées ou non. Et c’est surtout parler de l’homme, ce qui nous occupera en 4° et 5° partie. Un exemple d’émergence du fait religieux Chez les Incas des hauts plateaux Andins, un mythe raconte qu’à l’origine de toutes choses il y a le Dieu Viracocha. C’est lui qui fit apparaître le Soleil, créa le ciel et la Terre ; et il les peupla ensuite de toutes les créatures : astres, montagnes, sources, arbres, animaux. Il donna vie aux humains, en créant des couples qui devinrent les ancêtres de chaque tribu des Andes. A chacun d’eux furent donnés un langage, une terre et des graines à cultiver, des coutumes et des lois à respecter. Dans toutes les sociétés, les hommes ont inventé des récits similaires. Il y est question de divinités invisibles qui sont à l’origine du monde. Et ces divinités ne se contentent pas de vivre leur vie propre : elles influent sur la nôtre, et il faut, par des prières, des sacrifices, des cérémonies, s’attirer leur protection, éviter leur colère, et demander leur pardon… Voilà le noyau de ce que l’on appelle une « religion » : des esprits invisibles, des rites, une morale. La formule est à peu près universelle ; les formes varient à l’infini. D’où viennent ces croyances et ces rites de dévotion ? Dès l’Antiquité, certains penseurs, pas aussi naïfs et dévots qu’on pourrait le croire, avaient proposé des explications. - Lucrèce, dans De la nature (« De natura rerum », que beaucoup d’entre nous ont traduit dans les versions latines de notre studieuse adolescence), Lucrèce donc pense que les hommes ont inventé les dieux en réponse à l’admiration, à l’étonnement face à la nature, et au besoin de comprendre ce qu’ils ne maîtrisent pas. - Le Grec Critias pensait, lui, que les dieux n’étaient que de pures inventions, destinées à discipliner les humains, leur inculquer un sens du bien, du mal et des traditions, qu’il faut respecter si l’on ne veut pas s’attirer les foudres du ciel. Tels sont les deux grands modes d’explication des religions : - D’un côté, la psychologie cherche dans le fonctionnement de l’esprit humain les racines des croyances. - De l’autre, l’anthropologie et la sociologie font de la religion un produit de la société, ou, inversement, font de la société un produit de la religion (Lire Bergson à ce sujet). - Les deux explications ne sont d’ailleurs pas incompatibles : une invention culturelle ne perdure jamais aussi bien que si elle s’arrime sur de solides ancrages psychologiques.

Quelles sont les origines du fait religieux Quand et comment est-il né ce sentiment religieux chez l’homme ? Quand est-il né ? Où ? Pourquoi ? Nous le verrons tout à l’heure. Pour le moment attachons-nous à savoir quand il s’est manifesté, A quelle date il a été visible au cours de la longue histoire de l’humanité. On sait maintenant que le 19° siècle finissant et le 20° ont été fertiles en découvertes. Avant d’en dérouler les modalités, je vais vous conter la première rencontre des archéologues et anthropologues avec l’idée (ou l’hypothèse) du fait religieux chez l’homme. IL y a 100 000 ans environ. Les tombent parlent Nul ne saura jamais ce qu’il s’est réellement passé ce jour-là, il y a à peu près cent mille ans, à Qualfieh, un site entre Israël et la Jordanie. La scène était probablement poignante. Amenés par les leurs, que les archéologues appellent les proto-Cro-Magnum, ou Homo sapiens antique, deux défunts ont été inhumés dans une fosse : une femme d’une vingtaine d’années, déposée sur son flanc gauche en position fœtale, et à ses pieds un enfant d’environ six ans, recroquevillé. Autour d’eux et sur leurs corps, quantité d’ocre rouge, témoin d’un rituel funéraire. Quels sentiments animaient ceux qui ont procédé à cette inhumation intentionnelle, l’une des plus anciennes connues ? Étaient-ils affligés ? Terrorisés ? Et pourquoi avaient-ils rompu avec les mœurs des autres mammifères, y compris leurs propres ancêtres, qui se détournaient des corps et les abandonnaient sans autre procédure quand la vie cessait de les animer ? Ces tombes - témoignages qui datent de mille siècles, - ont été mises à jour en 1930. D’autres, très nombreuses ont été découvertes depuis. Certaines plus anciennes, remontent à plus de 150 000 ans, c’est-à-dire en plein paléolithique inférieur, et concernent l’homme de Neandertal et ses homologues euro-asiatiques. L’archéologie ayant progressé dans ses investigations, on en a retiré des enseignements plus nombreux, plus fiables et plus riches de connaissances, surtout depuis l’usage de techniques modernes d’investigation. Bref on en sait davantage sur cette époque. Que sont ces vestiges ? Essentiellement des tombes et des peintures rupestres. Des vestiges encore plus vieux existent que l’on découvre peu à peu et que l’on commence à interpréter. Mais les anthropologues pensent que le sentiment religieux s’est manifesté bien plus tôt chez les premiers hominidés. Et même déjà chez l’Homo erectus c’est à dire à -500 000 ans. Les plus audacieux des anthropologues spiritualistes vont jusqu’aux australopithèques, vieux de plus d’un million d’années. Lucy, vieille de 3,2 millions d’année en était-elle aussi pourvue ? Mystère. Certains philosophes chrétiens, tel Jean Guitton, affirment que oui, et avancent des arguments pertinents en faveur de leur thèse, comme nous allons en débattre tout à l’heure. Comment interpréter ces vestiges humains ? Ils montrent clairement des rituels au moment de l’inhumation qui prouvent une réflexion consciente des survivants à l’égard de la mort, la mort qui est un état nouveau et incompréhensible pour eux. C’est donc dans ces tombes vieilles de cent millénaires et plus, que l’on observe un repli de la conscience sur elle-même traduisant une interrogation et une interprétation spirituelle : ces rituels sont donc les premiers moments de religiosité chez l’homme. • Une religiosité donc qui s’exprime à travers des rituels porteurs de sens, et qui dépassent la simple émotion : Les hommes primitifs étaient probablement capables d’éprouver des émotions puisque les primates non humains et d’autres animaux en sont capables (par ex chez les éléphants qui veillent leurs morts, et chez d’autres mammifères). Non, ces signes de religiosité ne sont pas de simples manifestations d’émotion, mais bien quelque chose de plus profond, comme une aspiration mystique. Oui, chez les Néandertal du paléolithique supérieur (moins 100 000 ans), le sentiment de simple émotion est dépassé : des signes laissent en effet penser que la mise en scène entourant ces inhumations exprime la croyance en une vie après la mort, autrement dit la croyance en un monde invisible dans lequel les morts continueraient d’exister. • Autre signe : la position recroquevillée du fœtus, celle dans laquelle sont déposés les corps, et que l’on observe partout dans toutes les tombes, signifie selon l’hypothèse la plus plausible, que la mort est conçue comme une nouvelle naissance. En effet des vivres, des armes étaient souvent déposés auprès des corps, ce qui indique clairement la conviction chez les survivants que leurs morts en avaient besoin pour un au-delà imaginé. • De la même manière, la tête est en général dirigée vers l’Est, la direction du soleil levant, symbole de renaissance. • On constate donc que le corps n’est pas abandonné à sa solitude : au fur et à mesure de l’évolution de l’humanité, des objets de plus en plus sophistiqués sont posés à ses côtés. Serait-ce pour le seconder dans ce grand voyage qu’il entreprend dans une nouvelle existence ? En tout cas, ce rituel témoigne d’une croyance en la survie du mort dans une autre vie non physique, puisque cachée à la vue des survivants, par conséquent d’un corps spirituel, qu’aujourd’hui nous désignons par l’âme. Depuis ses origines, et l’acquisition de la conscience, l’homme, animal pensant, pense à la mort et à l’au-delà : le psychisme de nos ancêtres était déjà conforme au nôtre, le fond en était très semblable, même si les formes des pensées qui l’habillaient étaient moins abouties. • Fréquemment au paléolithique moyen, et systématiquement au paléolithique supérieur ( le plus récent de -100 000 à – 45 000 ans), les sépultures renferment des silex taillés pour se défendre et de la nourriture pour subsister. Ce sont des indices d’une croyance à une vie future, puisqu’il faut doter le défunt d’armes pour se protéger. • Bien plus tard, au néolithique, et dans les vieilles civilisations antiques de Mésopotamie et d’Égypte, ces dépôts seront systématiquement bien plus riches, et ritualisés dans des formes de plus en plus sophistiquées que sont les pyramides, les sarcophages, les embaumements et les momifications … .

2 - LA FORMATION DES RITES ET DES SYMBOLES L’édification progressive des symboles L’expression pratique des contacts avec des esprits va se traduire de diverses façons : - Par des figures, peintures, bois, ivoires, ou os sculptés, qui sont devenus peu à peu au cours des âges des icônes représentant un esprit (les totems), - Or, qui dit icône, dit représentation d’une force sans nom au départ, puis qui devient plus nette et plus précise. - Par des concepts plus ou moins abstraits devenus des symboles. Force morale gigantesque des symboles qui entraînent l’humanité bien plus fortement que les forces physiques. Beaucoup d’ouvrages savants ont été écrits sur la symbolique. Lire Freud, Lacan ou mieux Schwaller de Lubicz dans son ouvrage de référence « Du symbole et de la symbolique ». Un jour j’aimerai vous parler de la force du symbole, de la conversion d’une idée en force agissante qui peut devenir colossale. - Par des cérémonies d’invocations qui vont devenir des rituels.

- Et par des chamans qui maîtrisent cette symbolique, et qui ouvrent la voie de la communication avec les esprits. L’art rupestre, Ces fresques témoignent de pratiques chamaniques destinées à appeler les esprits à l’aide, ce qui fait dire aux anthropologues Jean Clottes et Henri Breuil, que les chamans, en fixant l’image sur la roche, capturaient ainsi l’esprit des animaux chassés. Contrairement aux idées largement répandues, ce ne sont pas les grottes habitées qui étaient décorées, mais des lieux spécifiques dédiés à cette activité ..., N’est ce pas l’équivalent primitif de nos temples et églises ? Le monde invisible et le chamanisme. Par commodité d’historien, on peut appeler « chamanisme » la pensée religieuse primitive : le chaman est un chasseur différent des autres chasseurs ; il est leur guide, leur médecin, leur intermédiaire, lui qui entre en transes quand il s’allie avec les esprits. Le chamanisme est cette religion de la nature qui s’est développée au sein de populations vivant en profonde symbiose avec la nature, parmi des hommes qui en faisaient partie de manière vivante, qui n’étaient pas extérieurs à elle, et qui ne se contentaient pas de l’observer, mais qui agissaient sur elle. Pour eux, la nature était vivante et dégageait des énergies ; donc elle avait une conscience, c’est-à-dire une âme qui communiquait alors avec l’âme du chaman. On peut aujourd’hui en savoir davantage sur les composantes du chamanisme, à travers des cultures qui ont survécu : - Les brujos ou sorciers indiens (je vous ai longuement parlé il y a quelques années, de Don Nicomedio, mon ami indien, du village de Bocqueron dans le delta de l’Orénoque), qui commandait aux esprits de la pluie, des végétaux et des animaux.

- Les sorciers ou encantaïres de nos campagnes, dans un temps pas aussi ancien que l’on pense. Oui, ils subsistent encore de nos jours, mais à ne pas les confondre avec les magnétiseurs, radiesthésistes guérisseurs et pétassaïres, honorablement reconnus. - Et enfin les druides celtes, qui vivent et travaillent toujours avec les esprits de la nature dans les campagnes bretonnes et les forêts celtiques. Grâce à mon ami Michel GLEIZE, aujourd’hui présent parmi nous, j’ai eu la chance de faire récemment la connaissance de l’un d’entre eux. Pas n’importe qui ! Un ancien officier supérieur de la DGRST, bardé de diplômes et d’expérience. Au début j’étais sceptique, puis j’ai été vite convaincu par la vérité et la pertinence de ses paroles et de ses actions. Oui, il communiquait réellement avec les esprits de la nature (Lire à ce sujet les deux chapitres de mon livre « Balades initiatiques en terre d’Oc » que je leur ai consacrés). Ce que nous apprennent les peintures rupestres. Sous nos yeux, quatre enseignements en découlent: - Pour nos ancêtres, les esprits existent et agissent. - Les premiers rites de contact se sont alors constitués de ce fait. - Les chamans sont devenus leurs intermédiaires avec les esprits. - Des lieux sacrés sont choisis pour communiquer avec eux. Nous avons là les quatre composantes futures de toute religion : une croyance, une liturgie, des clercs, et un temple. Donc vous voyez que le concept de religion vient déjà de prendre forme. Au début, l’animisme : les esprits de la nature en contact avec les chamans Pour les hommes primitifs, tout végétal, et tout animal, et même le minéral, possède un esprit vivant, de plus en plus évolué au fur et a mesure que l’on grimpe sur l’échelle de 6 l’évolution. C’est l’animisme, la religion archaïque des origines. Il subsiste encore dans certaines peuplades africaines et asiatiques. Les esprits de la nature qui côtoient les hommes dans leur vie quotidienne font partie de leur environnement ; ils aident et protègent les humains. Ces esprits de la nature sont donc invoqués, remerciés et aimés pour l’aide fournie. Aujourd’hui encore, certains croient toujours aux esprits de la nature, comme les chamans indiens ou sibériens, et plus proches de nous les druides, nos modernes concitoyens, ils les invoquent et même ils les voient. Ne riez pas, l’existence des esprits de la nature est une réalité : - les elfes, esprits de la terre, - les ondines, esprit de l’eau, - les fées, esprits de l’air, - les salamandres, esprits du feu. On en reparlera si vous voulez. Vous remarquez que ces esprits sont ceux des 4 éléments alchimistes, la terre, l’eau, l’air et le feu, classés en ordre progressif de subtilité. Comme tout vibre, ces éléments naturels vibrent aussi. Puisqu’ils émettent des ondes, ils vivent ; ils sont de entités vivantes dans le domaine intermédiaire entre la terre et l’esprit. Car la vibration, c’est la vie, comme l’affirme le physicien biologiste Lakhowski, confirmant dans le domaine de la santé les 2 lois fondamentales de Planck et de Boltzman, qui ont quantifié la quantité d’énergie, et donc de vie, en fonction de la fréquence vibratoire. Tout est vivant, donc tout possède une âme plus ou moins développée certes, mais réelle. Si vous me demandez mon opinion intime, je vais vous confesser que moi-même j’y crois à ces esprits de la nature, puisque je les ai vu obéir aux ordres ou aux prières des chamans. On les nomme aussi esprits élémentaires, c’est à dire esprits des éléments naturels. Ces phénomènes naturels, nuages, arbres, animaux, ont un corps, puisque nous les voyons, - nous voyons l’eau, la terre, nous ressentons l’air ou le feu - ; le physique concret étant toujours la projection du spirituel, sa concrétisation dans la réalité élémentaire, on doit donc par conséquent conclure à l’existence de ces esprits. Comme je l’ai déjà indiqué, ils agissent toujours par l’intermédiaire des chamans, qui eux les voient, alors qu’ils sont en général invisibles aux autres humains. Pas à tous, car il y a des privilégiés, plus évolués que d’autres. Cette particularité induit deux conséquences : 1. C’est leur invisibilité (en leur état habituel) qui en fait des esprits, ce qui suppose, comme je l’ai dit précédemment, un autre corps que le corps physique. Il en est de même des divers corps de l’homme. 2. Du concept d’esprit de la nature au concept de dieux proches des hommes, il n’y a qu’un pas, un léger distinguo vite surmonté par nos ancêtres. Ce qui fait que nos ancêtres en ont fait une seule entité, au dessus des créatures terrestres. De l’animisme au polythéisme Ainsi, la croyance des humains s’est ainsi transmuée de l’animisme vers le polythéisme. Car les idées et les croyances obéissent aussi à la loi basique de l’évolution, qui est essentiellement complexification des constructions mentales de l’intellect. En application de cette loi, lentement et progressivement, pour nos lointains ancêtres, les esprits de la nature sont devenus des esprits cosmiques peuplant un autre espace : le ciel, l’olympe, l’au-delà ...

A force d’en parler, de les invoquer sans doute, les cultures successives ont abouti aux diverses civilisations de l’Antiquité comme celles de Mésopotamie, d’Égypte, des empires inca et aztèque, plus tard de la Grèce et de Rome, et aussi de toutes les autres. Ces cultures donc ont fait de ces esprits des « dieux » que nous appellerons des petits dieux. Ces dieux multiples détiennent certes certains pouvoirs, mais leur essence est forcément semblable à la nature humaine. Puisqu’ils ont été imaginés par des hommes, les dieux de l’Olympe se comportent comme des hommes ; voyez les comportements, les excès, les ruses, tromperies et turpitudes de Zeus, et de ses enfants ...

- 3 – Des dieux à DIEU : L’EMERGENCE DU MONOTHEISME Les aspirations profondes des hommes. Alors forcément, l’humanité n’est pas satisfaite de ces multiples petits dieux, qui ne répondent pas aux aspirations profondes des hommes. Lisez Cicéron, Pline, Ovide et Plutarque, le grec devenu romain ; ils ne s’en cachent pas. Et surtout les philosophes grecs, Socrate, Platon et Aristote, qui les nient carrément. Car une soif persiste dans le cœur des humains, celle d’un contact avec une entité céleste, idéale et parfaite, dont le besoin brûle l’âme des hommes. Et c’est ainsi que naît l’idée d’un Principe Universel, tout puissant, bienveillant et juste. Cette grandiose idée d’un Dieu unique germe presque simultanément dans plusieurs lieux de la terre, il y a trois millénaires avant notre ère. Trois mille ans, c’est peu, c’était hier ; à l’échelle de l’histoire ces quelques siècles ne représentent rien. Zoroastre en Perse, Akhenaton en Egypte, Moïse dans le Sinaï, ... et bien d’autres Initiés et Prophètes inspirés, sont frappés par une évidence : celle de l’existence d’un Être essentiel, d’un Être suprême, qu’on désigne différemment selon les époques et les temps (le Grand Manitou des Indiens d’Amérique, Jéhovah chez les Juifs, Allah chez les Musulmans, Vishnou chez les Indous, le Grand architecte de l’Univers, l’Etre Essentiel … etc. Mais dont l’essence (on la désigne par l’ontologie, c’est-à-dire la nature profonde de l’Etre) est quasiment identique dans toutes ces cultures. Ontologie identique, mais le concept descriptif de cet être différait quelque peu, avec toutefois un caractère commun : un dieu tout puissant, sévère et vengeur, surtout enclin à la Justice, et aussi demandant des comptes aux hommes en exigeant des marques d’adoration et des sacrifices, d’abord humains (Voir Abraham et Jacob), puis les offrandes d’animaux. Et c’est ainsi qu’une culture devient religion. Cette vision du divin s’épure peu à peu tout au long des siècles. Des hommes plus avancés en sagesse comme les prophètes inspirés s’en font les porte-parole, en rappelant régulièrement aux hommes leur devoir de fidélité à ce Dieu tout puissant. C’est ainsi que le monothéisme est né chez les trois religions du Livre, juive, chrétienne et musulmane. D’autres polythéismes n’ont pas encore accompli ce pas. Nous venons de voir avec évidence une spirale ascendante vers le Dieu unique du monothéisme. Et cette spirale va déboucher il y a deux mille ans sur le changement révolutionnaire de paradigme entre Moïse et Jésus-Christ, la justice transformée en amour. La révolution christique, qui va ébranler le monde, est le couronnement du monothéisme judéo-chrétien. C’est un mystère tellement vaste et riche qu’il mériterait de longs développements qu’on n’a pas le temps ni l’opportunité de traiter ce soir.

- 4 - L’HOMME, FILS DE DIEU L’homme, fils de Dieu ! C’est incroyable, c’est énorme, cette affirmation ! Vous constaterez pourtant que c’est la conclusion logique qui va s’imposer quand on aura analysé l’homme et sa destinée extraordinaire. Cette affirmation vous surprend sans doute ! Mais elle n’est pas aussi insolite qu’elle paraît, puisque de grands savants, des théologiens et des philosophes y souscrivent. Nous allons revenir sur cette nature divine de l’homme. Mais auparavant, pour la rendre évidente, nous devons approfondir quelques aspects de cette réalité, et poursuivre avec plaisir, notre réflexion sur certains corollaires qu’elle implique. D’abord : quels enseignements tirons-nous de l’émergence du monothéisme ?

1 - Nous constatons d’abord que cette émergence s’est produite au fur et à mesure que l’on avance dans les temps historiques. Comme si elle avait été conditionnée par une maturation progressive de l’être humain, pas assez évolué au départ pour en concevoir la nature, puis devenu ensuite prêt à l’adopter. Est ce dû aux lois des l’évolution ? Ou plutôt à un germe divin initial qui devait être déjà présent pour agir, latent et en sommeil à ses débuts, et qui émerge peu à peu en s’affirmant et se vivifiant sans cesse.

2 - Elle est récente dans ses manifestations si l’on se positionne à l’échelon de l’histoire : quelques millénaires c’est tout ! Abraham, le père du monothéisme, n’a que 5 ou 6 millénaires. C’est donc une religion jeune. Cette jeunesse induit qu’elle n’en est qu’à ses prémisses les plus élémentaires ; que l’homme n’en est qu’aux premiers balbutiements, et que l’humanité n’a pas encore dépassé sa toute petite enfance. La prime jeunesse de l’humanité a toujours été affirmée et prouvée par de nombreux hommes de science et de religion. La jeunesse de l’humanité, c’est un sujet passionnant et riche que nous n’avons pas le temps de débattre aujourd’hui. Ainsi, Sri Aurobindo, ce visionnaire prophétique, affirme que l’homme est en chemin sur la voie du Surhomme. Quelques indices, comme certains prodiges surnaturels (hors de l’ordinaire, au dessus du naturel) lui donnent raison. Certains hommes, comme les mystiques, les Saints, ou les Initiés antiques et actuels, religieux ou laïques, sont déjà en avance sur l’humanité présente en réalisant des choses extraordinaires, comme la lévitation, l’inédie, la bilocation, le corps perpétué sans putréfaction, et des guérisons miraculeuses qui vont même jusqu’à la reconstitution immédiate de membres absents ou d’organes détruits … Ils sont donc des précurseurs sur cette grandiose voie de l’évolution, et réalisent aujourd’hui ce que nous autres, les hommes ordinaires qui n’ont pas atteint leur niveau, nous réaliserons demain.

3 – Le germe divin a été déposé dans l’âme humaine de toute éternité ; les Grands Initiés le savent. Cette graine a été implantée chez les premiers hommes primitifs. 9 Beaucoup de savants anthropologues, biologistes, philosophes et théologiens l’affirment ! Certains font remonter cette prise de conscience d’une divinité suprême chez l’humain à l’instant magique et décisif du « pas de l’esprit », c’est-à-dire au moment crucial où l’homme est sorti de l’animalité en acquérant la pensée consciente, « la pensée repliée sur soi », c’est-à-dire la « conscience du soi ». Nous le savons malgré l’absence de preuves physiques puisque les vestiges (tombes et fresques) deviennent de plus en plus rares et incertains quand on remonte au delà du paléolithique inférieur, c’est-à-dire moins 200 000 ans. D’autres font remonter le germe divin en l’homme plus loin encore, avant Néandertal qui était déjà un Homo sapiens, jusqu’à Homo habilis et Homo erectus. Et même encore plus loin dans la nuit des temps, jusque chez les Australopithèques, tels que Luçy (Australopithecus afarensis,) âgée de 3,2 millions d’année. Alors à quelle date ? Est-ce au moment ou le « phylum homo » s’est séparé des autres primates à partir du Dernier Ancêtre Commun ? (Le fameux DAC que recherchent tous les anthropologues !)

- Ces derniers nous disent que la première séparation d’avec les primates a eu lieu il y a 16 à 17 millions d’années, date approximative à laquelle on estime que l’Orang Outan a quitté notre lignée. - Nouvelle divergence à – 7 à 8 millions d’années : le gorille commun se sépare de l’homme de Toumaï. - Puis une autre nouvelle séparation à - 6 millions d’années : le chimpanzé sort à son tour de la lignée de l’homme d’Orrorin. A souligner une précision importante : les primates n’ont pas évolué, leur philum s’est arrêté, contrairement au phylum de l’homme qui a progressé et est devenu Homo Sapiens Sapiens (Cro-Magnon). C’est l’évolution décrite par DARWIN, qui en a décrit la tactique pratique. Mais qui en a organisé la stratégie, c’est-à-dire la finalité ? Cette progression incessante, cette force irrépressible de l’évolution ne serait-elle pas due à la poussée incessante du germe divin ? C’est ce qu’affirment beaucoup de savants et d‘anthropologues modernes et notamment Teilhard de Chardin, le génie de l’Anthropologie moderne. Revenons aux primates. Nous constatons ainsi que homme et singe sont cousins, et plusieurs fois dans l’histoire, à plusieurs paliers de séparation. L’homme ne descend donc pas du singe, mais ils ont des ancêtres communs à différentes étapes de son évolution. En conséquence, l’ADN de chaque lignée de primates se rapproche de plus en plus de l’ADN humain au fur et à mesure que la séparation devient plus récente en se rapprochant de l’homme actuel. L’Orang Outang en serait à 95 / 96 % de gênes communs, le gorille à 98 % et le chimpanzé, le cousin le plus proche, à plus de 99%. Question subsidiaire intéressante à se poser : Cette proximité génétique induirait-elle une certaine portion d’humanité chez ces primates supérieurs ? On ne peut pas l’affirmer puisqu’ils ne jouissent que d’une portion des capacités de sentiment et d’intellect, limitée aux corps astral et mental inférieurs, restés encore à l’état embryonnaire. C’est bien sûr facile de constater que ces animaux supérieurs n’ont pas toutes les capacités mentales et spirituelles qui font l’homme. L’homme complet, lui, possède, pour qu’il soit un homme dans la pleine acception du terme, un intellect puissant et l’impératif moral, expressions d’une âme supérieure et d’un esprit divin. De grands zoologues comme Jean Marie Pelt, récemment disparu, prêtent aux primates un destin interrompu, que l’évolution a laissé au bord du chemin. Question qui me hante : que deviendront-ils dans l’économie divine ? Mystère ! Mais je suis sûr que la Grande Sagesse Universelle détient la solution de ces cas de phyla restés en panne sur le chemin de l’évolution. Alors qu’est ce que l’homme ? Poussons plus loin notre raisonnement jusqu’aux ultimes conclusions. Elles sont évidentes : de tout temps, de toute éternité l’homme a dans son cœur, et dans son âme le sens du religieux, parce qu’il a le sens du divin en lui. Qu’est ce que le sens du divin ? C’est le sentiment intime d’une relation privilégiée avec Dieu. Il a été créé ainsi, en ayant profondément ancré en lui ce sens du divin. Donc, c’est sa nature qui est divine. C’est pourquoi la quête du sens religieux chez l’homme nous conduit directement et brutalement à une autre grande question : la grande, la seule, l’immense et essentielle question : qu’est ce que l’homme ? Savons-nous ce qu’est en réalité l’homme ? Sa nature réelle et profonde ? Son rôle ? Sa mission ? La plupart des hommes refusent d’y penser, car ces interrogations les mettent mal à l’aise, ou bien les effraient. Beaucoup cependant, dans nos temps modernes, parviennent parfois et de façon fugace, à s’abstraire de leur quotidien banal et matérialiste, pour se poser ces lancinantes et éternelles questions qu’ils jugent sans réponse. Toutefois, chacun d’entre nous, vous me l’avez dit, - et c’est le cas de presque tous les hommes -, s’est un jour interrogé sur l’homme, sa nature et son rôle sur terre : « Qui suis-je ? Où vais-je ? Pourquoi suis-je sur terre et qu’est ce que j’y viens faire ? « Y a t-il une raison à mon passage sur terre ? Ai-je une mission à accomplir ? « Que dois-je faire ? Qu’est ce que la vie ? « Et son corollaire, qu’est-ce que la mort ? Et après la mort, que devenons-nous ? « Y a-t-il un au-delà, quelque chose après ? » Oui, l’homme se questionne parce que « parler de la vie » revient immanquablement à « parler de la mort » ! Et la mort en effet pose question et effraye. Qui se pose ces questions aujourd’hui ? En fait tout le monde, mais on n’ose pas l’avouer. Par pudeur ? Sûrement ! Par crainte surtout : car on a peur de réfléchir ! On préfère ne pas y penser ! « Voyons, on a tout le temps ! On verra bien après quand on sera vieux … » Mais parfois un choc brutal, inattendu, comme un deuil cruel, vient nous rappeler a cette réalité. Et nous nous abandonnons au chagrin et au désespoir ! Oui, chez tous les peuples et au cœur de toutes les civilisations, les humains se sont posés ces interrogations depuis les premiers âges de l’humanité, parfois de manière fugace et intuitive chez les primitifs, mais de plus en plus consciente et raisonnée dans les temps actuels. La soif de savoir taraude toujours le cœur et l’intellect de l’homme. Quelques grands esprits, savants, penseurs et philosophes, ont tenté d’apporter des réponses rationnelles ou cartésiennes, c’est-à-dire en oubliant ou en niant l’origine divine de l’homme. Mais aucune n’est satisfaisante, car il est impossible d’expliquer le subtil (l’esprit) par le condensé (la matière, le corps terrestre). Une issue à cette impasse semble se dessiner maintenant puisqu’on peut, en revanche, expliquer la matière par l’esprit, puisque le condensé n’est qu’une projection du subtil, puisque la matière n’est qu’une condensation de l’esprit sur terre. C’est ce que nous allons voir plus loin en étudiant ce que nous révèle les lois de la physique quantique. Pour beaucoup, - et ils sont de plus en plus nombreux, - la lumière est en train de poindre : la réponse réside dans la connaissance de la vraie nature de l’homme. Connaître sa nature, c’est découvrir la clé qui ouvre toutes les portes, scientifiques, morales, humaines, philosophiques et religieuses, au sens le plus large. Alors, c’est quoi cette clé ? Ce savoir ? C’est parce que l’homme est un être religieux par essence. Qu’est ce qu’un être religieux ? Pourquoi a-t-il ce sens religieux ? Ressentir le sentiment religieux en soi dénote un état particulier, une présence en soi du divin, faible lumière inexpliquée, vacillante au début, mais qui va croître par une lente maturation comme on l’a vu plus haut. Parce que l’homme possède en lui, inhérent à sa nature, un germe : le sens du divin, le sens de Dieu, le sentiment de l’existence de l’Etre Essentiel. C’est la nature qui commande : le sentiment du divin procède forcément d’une nature divine. Parce qu’il est ontologiquement divin ! Ce qui veut dire divin par nature ! Fils de Dieu ! De grands penseurs, ces géants de l’esprit qui éclairent l’humanité, et d’autres parfois agnostiques, sont parvenus à la même conclusion. Et ils sont innombrables, ceux qui l’ont affirmé, d’origines, de cultures, de formations et de religions diverses. Depuis les grecs anciens, les grands Socrate, Platon, Aristote, Pythagore, jusqu’aux plus récents Descartes, Pascal, Condorcet, et même le génial mais sulfureux Voltaire (Souvenez-vous de son image du Grand Horloger). Citons parmi les plus modernes : l’immense philosophe Henri Bergson, dans son grand oeuvre « Les deux sources de la Morale et de la Religion ». Que nous dit Bergson ? « Que c’est Dieu qui a implanté le sentiment religieux dans l’homme, et cette source est nécessairement divine, parce que l’homme terrestre tout seul en est incapable ». Sri Aurobindo, ce géant de la pensée, dans la « Genèse du Surhomme », va très loin, plus loin encore dans sa vision de l’homme, qui va s’approcher de Dieu jusqu’à lui ressembler. Notons en passant que ce sont les paroles mêmes de la Bible (La Genèse : « J’ai fait l’homme à mon image et à ma ressemblance »). J’aimerai un jour vous parler longuement de Sri Aurobindo, et vous faire partager mon enthousiasme pour son enseignement révolutionnaire. Une constatation, admirable et confondante. En partant de bases et de raisonnements différents, tous ces génies arrivent à la même conclusion : l’homme va évoluer vers des états supérieurs de conscience qui lui donneront des pouvoirs surhumains, et il va se rapprocher ainsi de son origine divine, en ré - acquérant la puissance, les pouvoirs, … et les capacités de Dieu. Refuser de reconnaître à l’homme son origine divine, c’est se condamner à ne jamais rien comprendre à l’homme, à rester éternellement enfoui dans la plus cruelle et définitive obscurité, à rester à l’état de larve sans jamais devenir chrysalide. Je viens de dire il y a quelques minutes, que, de tout temps et de toute éternité, l’homme a eu dans son cœur, et dans son âme le sens du religieux, comme nous le montrent l’art rupestre et les rites funéraires. Et ce sens-là a évolué, progressé en obéissant aux lois de l’évolution (Complexification et accroissement de la conscience et de l’information). Au début c’est un sentiment obscur, un appel presque imperceptible, mais qui se révèle de plus en plus puissant et impératif au cours des âges, au fur et à mesure que l’homme avance et progresse tout au long des temps. Des forces, de temps en temps, activent ce sens du religieux ; et également, des hommes d’exception, qui secouent le train-train quotidien, et forcent à réfléchir. On appelle élévation de la conscience ces états au cours desquels s’accélère le mouvement de l’homme vers sa quête de sens. Pour que l’homme réponde au sens du religieux, il est absolument nécessaire et obligatoire qu’il en ait la capacité, c’est-à-dire que sa nature le lui permette : c’est la loi d’affinité, qui impose cette correspondance entre les pensées et le penseur. Vous ne pouvez pas concevoir ni imaginer quelque chose que vous n’avez jamais vue, parce que cette chose n’existe pas encore en vous. C’est par l’application de cette loi des correspondances, que l’homme a toujours eu le sens du religieux, parce qu’il est intrinsèquement un être religieux. Et qu’est-ce un être religieux si ce n’est un être inspiré du divin, rempli de Dieu ! Ce qu’on désigne dans la plupart des religions par « un fils de Dieu » ! C’est parce qu’iI a été créé par Dieu, qu’il a en lui ce sens du divin. Un fils a forcément et toujours la nature de son père. L’homme, fils de Dieu a donc la nature de Dieu, son Père Céleste.

Ici, il nous faut réfléchir ensemble. Réfléchir encore plus loin et plus profondément. Je vais essayer de vous le prouver par un raisonnement scientifique D’abord je me dois d’expliciter le concept de Dieu en essayant de vous apporter, si je peux, quelques lumières. Il nous faut comprendre le terme de Dieu comme un ESPRIT tout puissant et universel à l’origine de tout, créateur de l’Univers, un PRINCIPE éternel, la PLENITUDE de tout, le LOGOS contenant l’essence de tout. Dieu est nécessairement tout, rien d’autre n’existe que lui, même vous et moi. Laissons de côté les visions déformantes et limitées de certaines bondieuseries terrestres, pieuses certes mais incomplètes (Je suis nullement méprisant pour la foi simple du charbonnier, qui s’exprime naïvement) ! Nous sommes prisonniers de nos idées étriquées sur Dieu qui limitent notre compréhension par notre éducation, par nos croyances et un formatage mental qui va nous suivre toute la vie. Dieu, c’est pas ça ! c’est bien plus que ça, disait le pape Benoit ! Or ce Principe Universel contient en son sein une entité semblable à lui, qui existe aussi de toute éternité. Cette entité, c’est le Principe Christique, c’est le Christ, son fils unique, c’est l’homme, frère et partie du Christ (Lire Origène, Saint Augustin et surtout M° Eckhart). Sinon comment peut-on imaginer qu’un beau jour, Dieu décide : « Bon aujourd’hui, je vais créer l’homme ». C’est absurde ! Rappelez-vous l Le temps n’existe pas : Dieu est, Dieu existe de toute éternité, il n’y a pas de passé, ni d’avenir, il est tout, il est le présent éternel, et avec lui, le Christ est, l’hommes est, il ne peut qu’exister que de toute éternité. Par essence, ontologiquement, l’homme fait partie de Dieu, l’homme est Dieu. Même quand il vient s’incarner sur la terre, il reste Dieu. Ses capacités, ses attributs sont alors cachés, en sommeil, latents, mais ils restent réels, et ils vont s’exprimer aussitôt qu’il leur en aura donné la possibilité. Comment ? En se transformant, en se sanctifiant, en devenant saint, c’est à- dire en devenant complet, entier et non en restant inachevé, amputé des capacités divines, ce qu’est l’homme terrestre actuel. Se transformer, c’’est le conseil des Pères Grecs, « métanoëité, convertissez-vous ! » La mission de l’homme sur terre Se sanctifier, c’est la mission de l’homme sur terre : redevenir complet, entier, plein de toutes les vertus de Dieu. On peut nous accuser d’être prétentieux, inconscient : « Egal à Dieu ? Quelle fatuité, quel orgueil ! Rappelez-vous l’ange déchu ! » Et, malgré ce piège, avec humilité, soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait, puisqu’il vous a créé à son image et à sa ressemblance. Donc, l’homme va lentement les faire émerger de sa personnalité, par un long et fécond travail sur lui-même, par la transformation de sa nature inférieure, composée de ces traces animales qui subsistent encore en lui depuis la séparation récente d’avec les animaux. Cette nature inférieure va peu à peu disparaître et l’homme va retrouver sa nature divine. Devenir saint, devenir complet, ça veut dire doté des pleins pouvoirs de Dieu ; c’est retrouver sa nature divine originelle, que l’homme a enfouie profondément dans son être de chair imparfait en venant sur terre. Devenir saint, c’est une véritable transmutation alchimique qui se produit alors, comme le plomb transmué en or dans les athanors de nos alchimistes. Les alchimistes nous montrent la voie. Leur vrai travail est de se transformer eux-mêmes pour transformer la matière (La source de la puissance réside toujours dans l’homme, et non ailleurs). En se transformant eux-mêmes, ils agissent et transmutent la nature. Retrouvant les capacités du créateur divin, ils peuvent les utiliser dans des oeuvres banales, terrestres. J’aimerai un jour vous parler longuement de l’alchimie … qui n’est pas la pratique obscurantiste qu’on nous décrit parfois. Revenons à l’homme terrestre actuel amputé de ses qualités divines. Sa mission sur terre est de les récupérer. Je ne suis pas seul à le dire. C’est pour nous aider à réaliser cette transmutation, que Jésus-Christ nous a donné l’exhortation suivante : « Soyez parfaits comme votre Père Céleste est partait. » Croyez-vous qu’il était vraiment naïf au point donner un tel conseil à des hommes dont il connaissait, lui mieux que quiconque, l’imperfection et la méchanceté ? Non, il n’était pas naïf, car il connaissait les potentialités divines latentes dans l’homme, et il les exhortait à les développer. En passant, remarquons l’extrême sagesse de ces paroles profitables pour tous, même pour les non chrétiens. L’humanité entière devrait en tirer grand profit. Donc, l’homme complet, le saint, est puissant et éternel, puisqu’il est fils de Dieu. C’est l’Adam cosmique. Il fait partie de Dieu. Cette entité sous sa forme parfaite, c’est le Verbe qu’il veut expérimenter dans la Création. La Création de l’Univers, qui est continue, n’a qu’un seul but, qu’une seule mission, l’émergence de l’homme. Dieu va l’immerger dans la matière et l’inciter à se perfectionner pour un retour final dans son sein. C’est difficile à expliquer, car la religion met en jeu des réalités qui échappent au sens commun ; il faut beaucoup réfléchir, méditer, penser, comparer et approfondir pour en arriver à ces conclusions sidérantes, et pourtant vraies. L’aide progressive de la science. Et la science commence à venir à notre secours. Les savants, même ceux étaient agnostiques à leurs débuts, se mettent eux aussi à croire en Dieu. Comme l’écrit Jen-Louis Basdevant, l’un des plus grands physiciens de notre époque, professeur à l’Ecole Polytechnique, dans son ouvrage La mécanique quantique, dogme ou humanisme : « Nous possédons maintenant des réponses expérimentales, quantitatives à des questions qui naguère étaient du domaine de la métaphysique et de la théologie ». Tout est dit ! Notons les termes : expérimentales et quantitatives, qui ne relèvent pas de spéculations théologiques, mais de la science. C’est pourquoi notre siècle scientifique sera un tournant majeur de l’humanité. Vous mesurez l’impact révolutionnaire de cette vérité et ses colossales conséquences ! Je vais essayer de vous en faire la démonstration.

- 5° - SEUL DIEU EST, LA MATIERE N’EXISTE PAS. Nous sommes scotchés à l’illusion terrestre. Elevons notre esprit. Notre époque est prodigieuse. Que de progrès ! Et dans tous les domaines ! La science nous aide de plus en plus, car elle élargit notre champ de vision. Les découvertes modernes nous font faire des pas de géants dans la connaissance des lois de l’univers, Et la connaissance de ces lois ne nous rapprocherait-elle pas de Celui qui les a édictées ? En effet, de nombreux pans de la réalité qui échappaient à notre vision, nous deviennent accessibles et observables au moyen des nouveaux outils de la technique moderne. Notre monde actuel vit une véritable révolution scientifique, qui nous délivre en seulement 18 mois, plus d’informations que le monde n’en a acquises depuis les débuts de la science (Extension de la loi de Moore). La preuve scientifique de l’existence de Dieu par les apports de la Science Ces découvertes tendent toutes à convertir l’hypothèse en preuve par des découvertes successives qui se suivent sans discontinuer. Et ces preuves, que nous prouvent-elles ? Qu’un organisateur unique régit l’univers.

Des exemples : - Le principe anthropique qui nous démontre que le hasard n’existe pas : anéanti le hasard pseudo- créateur ! - L’extension de l’Univers qui postule un commencement, donc une création (Le Big Bang) - L’Intrication quantique et le principe des Inégalités de Bell qui prouvent que les particules sont bel et bien reliées entre elles, même si elles sont positionnées à chaque extrémité du cosmos. - Le principe de causalité dans les champs morphiques de Ruppert Sheldrake, qui nous prouve les connexions immédiates entre les phénomènes. - L’existence d’un ordre implicite (N’est-ce pas Dieu ?) par David Bohm. - L’action de l’expérimentateur sur l’expérience, prouvée par Werner Heisemberg, et les autres physiciens-prix Nobel de l’Ecole de Copenhague (Niels Bhör, Wolgan Pauli, Erwin Schrôdinger, Broglie et les autres), etc …. La conscience de l’homme influe sur le résultat de l’expérience. Et tant d’autres découvertes dans tous les domaines, qui prouvent l’action et l’influence d’une cause supérieure qui crée, ordonne, harmonise, corrige … dont l’action est toujours supérieurement sage et intelligente, comme l’affirmait Einstein dan sa célère remarque : « Dieu ne joue pas aux dés ! » Car Dieu n’est pas le hasard. Le hasard n’existe pas. La matière est illusion. De quoi est composé ce que nous appelons la matière ? Décortiquons un objet ou plutôt un être vivant, ce sera plus en relation avec notre sujet. Au fur et a mesure que nous en observons la composition, nous constatons que cet être vivant est composé d’organes, lui-même composé de cellules. Les cellules sont composées de molécules, elles-mêmes composée d’atomes. Il y a à peine cent ans, nous pensions que l’atome était la partie la plus petite, insécable, comme l’indique son étymologie. Démocrite l’avait deviné le premier, au troisième siècle avant notre ère. Et nous en étions testés là pendant 2300 ans. 15 Mais voilà qu’une physique nouvelle apparaît au milieu du 20° siècle, la physique sous-atomique, que l’on va désigner par le nom de mécanique quantique. Pourquoi le terme de mécanique ? C’est parce qu’il sous tend l’idée de mouvement, le concept d’énergie qui est le moteur du mouvement. Continuons à descendre plus bas dans le plus petit que l’atome : - L’atome est composé d’un noyau central et d’électrons périphériques. A quelle échelle de grandeur ? Si l’atome avait la grosseur d’une pomme, les électrons seraient positionnés à 3 km. Entre eux un vide immense. - Mais le noyau lui-même est composé à son tour de nucléons, les protons et les neutrons, bien plus petits que l’atome. Echelle de grandeur : si le proton avait la dimension d’une tête d’allumette, l’atome serait grand comme les communes de Mont de Marsan et Saint Pierre du Mont réunies. Donc nouveau vide encore plus grand. - Enfin, le proton à son tour est composé de particules encore plus ténues, les quarks ou particules élémentaires. Nouvelle échelle de grandeur : si un quark avait la dimension d’une tête d’épingle, le proton serait grand comme la France. Donc à nouveau, un vide, colossal, gigantesque, effrayant. Première conclusion, il n’y a donc que du vide dans toute matière. En conséquence, la matière est une illusion, et n’a pas de réalité physique. Nous la croyons réelle, ce qu’elle n’est puisqu’elle vide. Si nous avions pas la capacité physique de voir plus petit, nous constaterions qu’elle n’existe : c’est du vide ! La matière n’existe pas, il n’y a que du vide, un vide qu’avait deviné et affirmé le Bouddha et les visionnaires des Upanishads et du Vedanta. Ils le désignaient par maya, l’illusion. Ils savaient déjà. Pour eux déjà, douze siècle avant notre ère, la matière n’était vue que maya, simple illusion. Les quarks, éons éternels, image de Dieu. Et les quarks, où sont-ils? Que sont-ils ? Des particules élémentaires ? Non, pas tout à fait ! Ce sont des petites ondes infiniment ténues d’énergie, que Max Planck va désigner par le nom de quantum, qui parcourent et animent ce vide immense à une vitesse infinie, oui à une vitesse infinie, puisque nous sommes dans le monde quantique qui échappe aux lois de la Relativité. Ces quarks sont fugaces, vibrionnant, inobservables quand on veut étudier simultanément leur position et leur masse. Et quand on les observe, ils se transforment en particules diverses, tels que les fermions, bosons, muons, photons, neutrino, etc… certains sans masse, d’autres avec masse et/ou charge électrique. C’est le phénomène de l’effondrement de la fonction onde, décrite par l’équation de Schrödinger. L’onde s’effondre en particule quand l’expérimentateur l’observe ! N’est-ce pas fantastique ? Un homme agit sur l’énergie subtile et la transforme en particule, en objet réel : le subtil en condensé, comme le font empiriquement les alchimistes ! La matière, c’est donc des quarks vibrant dans du vide. Ces quarks sont vivants, indestructibles, éternels, intelligents, chargés d’information, actifs. Le physicien Jean Emile Charon les appelle les éons éternels. Charon était un physicien français mondialement connu, auteur de plusieurs ouvrages, essais et articles scientifiques ou de philosophie scientifique : « L’être et le verbe », « L’Esprit, cet inconnu », « J’ai vécu quinze milliards d’années », « Mort voici ta défaite », « l’Esprit et la Science », etc .. . Après sa mort, ses dernières notes furent publiées sous forme de testament spirituel sous le titre "Et le divin dans tout ça ? ". Il était l'un des physiciens qui se sont mis à parler de l’esprit et de la conscience en disant que nous sommes faits d’esprit, et qu'il est donc nécessaire d’avoir sur le problème de l’Esprit des notions aussi scientifiques que celles que l'on a sur la Matière.

Deuxième conclusion : Donc, l’ensemble de ces quarks éternels, infiniment puissants et intelligents, dotés de conscience, et détenant en eux toute l’information du monde et de l’Univers, ne seraient-ils pas divins ? Ne seraient-ils pas la manifestation de Dieu, puisqu’ils possèdent les attributs de Dieu ? Charon le croie et le démontre en complétant l’équation de Schrödinger. Bien d’autres partagent ses convictions, tels que Olivier Costa de Beauregard, David Bohm, Pauli, Einstein lui-même… La matière n’existe pas en tant que matière, elle n’est que vide et quarks, qui sont intelligence, conscience et information. Donc la réalité ultime de l’infiniment petit contient une entité intelligente et consciente. Et Dieu n’est-il pas Intelligence et conscience infinie ? L’homme, thaumaturge sans le savoir Troisième conclusion : La physique quantique nous dit que l’observateur, par sa simple observation, agit sur le sujet observé. C’est ainsi que l’expérimentateur crée le résultat attendu : par exemple convertir l’onde (énergie subtile) en particules (matière). C’est donc que l’homme détient des pouvoirs immenses sur l’esprit et la matière. Comme ces pouvoirs sont aussi ceux de Dieu, qui les a exercés en créant le monde, on peut donc conclure que l’homme détient des attributs de Dieu. Il est tout puissant, s’il sait utiliser correctement, sagement et saintement ces pouvoirs. Donc l’homme est créateur, et il agit constamment sur la création. Sa pensée est créatrice, sa foi, et ses croyances également sont créatrices : puissance infinie de l’homme sur la création ! Perspectives inouïes et exaltantes pour l’humanité, qui nous ouvrent des horizons fabuleux. Certaines écoles de pensées et de médecine commencent à mettre en profit ces théories et ces pratiques, comme le docteur Bartlett aux USA, et le physicien Vadim Zeland en Europe. Ils appliquent tout bêtement les lois quantiques, pour des guérisons miraculeuses. Et ce qu’on nomme miracles ne sont-ils pas tout simplement des utilisations inconscientes de ces lois quantiques ? La foi crée, elle déplace les montagnes. C’est exactement ce que nous enseignent les Grands Initiés, et particulièrement Bouddha, Zoroastre et Jésus-Christ. On vient de constater que la physique quantique confirme et valide les paroles du Christ des chrétiens. La pérennité de la vie, la mort n’existe pas C’est l’une des conséquences de tout ce qui précède. Puisque Dieu est tout, est dans tout, et qu’il est la Vie, la vie est éternelle, elle est partout, elle est, c’est-à-dire qu’elle existe, elle ne cesse jamais d’être. C’est comme un fleuve qui coule abondamment et sans arrêt. Les formes changent (les corps physiques) mais l’homme subsiste, toujours vivant (son âme et son esprit). Nous sommes prisonniers d’une vision étriquée, qui nous fait penser que la vie s’arrête à la mort terrestre. Notre vision de la vie est fausse, la vie n’est pas quelque chose de passager, elle ne peut pas être provisoire et s’éteindre, car la vie est la nature même de Dieu. La vie est un principe divin et éternel, universel et tout-puissant qui agit sans cesse et vivifie tout l’univers, même ses composantes les plus humbles. Notre vision terrestre de la vie est incomplète, tronquée. Une image va vous convaincre : nous avançons dans l’obscurité, une torche à la main qui n’éclaire que quelques mètres devant nous. Seul l’objet éclairé est visible, et tout le reste nous échappe. Cela signifie-t-il qu’il n’y a rien d’autre ? Bien sûr que non. Car aujourd’hui nos sens imparfaits ne sont pas assez développés pour les voir. Puisque la Vie est immortelle, la mort n’existe pas. Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Il n’y a pas de morts, seulement des vivants : la mort est un passage, un changement d’habit, de vêtement extérieur (notre corps), car l’âme elle, qui est la seule réalité des êtres humains, est immortelle. Quand les vivants pleurent leurs morts, en réalité ils pleurent sur eux-mêmes. Parce qu’ils croient que leurs chers disparus sont morts et définitivement perdus. Ils ne savent pas que les morts ne sont pas morts en réalité, mais qu’ils sont entrés dans une vie plus pleine et plus harmonieuse. Tous les êtres partis dans l’au-delà sont vivants. Les pauvres humains l’ignorent, ils ne savent pas que les morts ne sont pas morts en réalité, mais qu’ils sont entrés dans une plénitude de vie plus riche et plus harmonieuse. La vie ne peut pas disparaître ; elle le voudrait qu’elle ne le pourrait pas. La vie est partout, elle est éternelle, immortelle, et vivifie tous les êtres. La Vie est l’essence même de notre Réalité.

CONCLUSION : L’AVENIR FANTASTIQUE DE L’HOMME La gigantesque et phénoménale capacité d’évolution de l’homme L’homme a beaucoup changé depuis son origine. A chaque palier de son évolution l’homme s’est enrichi d’éléments nouveaux, c’est ce qui le distingue aujourd’hui des minéraux, des végétaux et des animaux. Ses atomes ont été formés dans les étoiles, et ces éléments primordiaux sont devenus au cours des millénaires le corps physique que nous connaissons. Et aussi d’autres corps que nous ne voyons pas mais que nous utilisons : le corps (astral) des sentiments, le corps (mental) de l’intelligence, le corps causal que nous appelons âme, et surtout le corps de l’esprit en nous. Vous savez, ce petit germe divin dont je vous ai longuement parlé. Et ce corps spirituel va grandir infiniment … Aujourd’hui l’humanité actuelle comporte aussi des degrés différents d’évolution, ce qui provoque incompréhensions et guerres. Mais tout va s’égaliser et s’harmoniser peu à peu. Ça va être long, mais on y arrivera ! Pourquoi ? Parce que l’homme ne peut que progresser, c’est dans sa nature, il ne peut échapper à cette force irrépressible de l’évolution. L’évolution vers le divin prendra plusieurs chemins, et certains seront douloureux et périlleux, mais elle arrivera à sa finalité, le but ultime, l’oméga de Teilhard de Chardin, le retour à l’homme divin, à l’Adam Cosmique, le retour au Christ de Dieu comme disent les Pères Grecs. Certaines périodes, comme l’actuelle, paraissent sans espoir. Mais ce n’est qu’une illusion. Combien d’épreuves effroyables dans le passé a-t-elle pu vivre notre pauvre humanité ! Mais elle s’en est toujours sorti. L’homme, qui est créateur divin, surmontera ces épreuves. C’est mon message final. Ce n’est pas de l’optimisme, mais la simple application de la loi cosmique de la foi, vous savez, la foi qui déplace les montagnes. Car je le répète, l’homme créateur crée sa propre destinée.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 09:13

Tous mes MEILLEURS VOEUX pour 2015

Santé, prospérité, travail, loisirs (ex: chasseurs), conditions de travail, projets à faire aboutir. Etc.

En France nous plongeons toujours plus bas dans l'endettement et le chômage. Le président machiavel cherche tous les moyens pour se faire réélire en mettant en avant le FN. Le Front National pourrait rafler la mise. ! Déjà Mitterrand s'était évertué à mettre le FN sur orbite. C'est un comble que la gauche soit responsable de cette aventureuse tendance.

En Argentine une page est bien tournée. sauf à maîtriser l'inflation et la dévaluation de la monnaie locale. L'agriculture semble confiante dans l'avenir. Déjà le maïs et le blé sont payés en dollars par CARGIL. C'est un signe !.

Et la double parité du dollars est supprimée par le nouveau Président, c'est l'offre et la demande qui fixe la nouvelle parité. On a l'impression que le pays s'occidentalise en rattrapant le temps perdu. On lit dans les journaux une inversion de tendance concernant la recherche et l'investissement dans les campos. l'industrie et le commerce ne sont pas en reste.

Il serait si facile de revenir au plein emploi en France. Il serait tout aussi facile de désendetter l'entreprise France.

Mes vœux vont dans ce sens...

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 08:52

~En Argentine Cristina la présidente sortante a refusé de participer hier au passage de relai du pouvoir et elle est partie en Patagonie pendant la cérémonie. Elle a demandé à Macri qu’on lui applique le bénéfice d’ une impunité générale ? Réponse : -« la justice est indépendante du pouvoir ». L’entrevue s’est vite écourtée. D'où le désaccord sur la passation du pouvoir.

Certains évoquent ou suggèrent déjà la prison ne serait-ce que pour enrichissement illicite.

Elle aurait détourné pas mal de millions, elle et son défunt mari, par l’intermédiaire d’un homme de confiance ou de paille, un certain Lazaro BAES; un porteur de valises du nom de Farinas!.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/08/29/les-sacs-noirs-des-kirchner

: des campos, des hôtels, des casinos et une chambre forte pleine d’Euros. Sans compter des comptes offshore. La banque centrale n'a plus de réserves. Avant de partir du pouvoir et entre l'élection de MACRI le 22/11 et la prise de pouvoir le 10/12, Cristina par décret a fait la distribution de quelques 150 milliards en faveur des gouverneurs de ses amis. Elle a nommé 350 directeurs et embauché des milliers de nouveaux fonctionnaires parmi les adhérents de la CAMPORA... Pourquoi, pourquoi,? si ce n'est pour piéger plus tard le nouveau pouvoir.

"~ Argentine. Les sacs noirs des Kirchner Correo - Lima Publié le 23/09/2013 -

Le kirchnérisme a fêté ses dix ans de pouvoir [le 25 mai] et Cristina Kirchner compte bien perpétuer le modèle. “Nous devons gagner encore dix ans pour rattraper presque cinquante années d’arriération, de pauvreté, de mauvaise politique et d’endettement”, a déclaré la présidente argentine [le gouvernement a l’habitude de parler d’une “décennie gagnée” pour évoquer ces dix années].Ses partisans, qui admirent son esprit combatif, ont applaudi, contrairement à ses détracteurs, qui ne supportent plus son style “agressif qui attise les divisions”. “Même si cela dérange certains, c’est le peuple qui est le grand gagnant”, a-t-elle lancé avec optimisme.En dépit de ce triomphalisme affiché, la veuve Kirchner traverse une mauvaise passe. A l’incertitude économique [créée par une très forte inflation non reconnue officiellement] viennent s’ajouter les révélations du journaliste Jorge Lanata [fondateur du quotidien Página 12], qui, dans son programme télévisé du dimanche, Periodismo para Todos [Journalisme pour tous], approfondit semaine après semaine les accusations de corruption qui pèsent sur elle et son entourage ainsi que sur son mari Néstor Kirchner, aujourd’hui décédé [président entre 2003 et 2007, mort en 2010].On y apprend ainsi l’existence de sacs noirs recélant de l’argent d’origine douteuse, de sociétés offshore, de coffres-forts secrets construits dans la maison de campagne du couple, qui expliqueraient l’enrichissement vertigineux de la famille Kirchner, sur lequel la présidente ne s’est jamais expliquée. Ces révélations ont fait grand bruit dans l’opinion publique et sur les réseaux sociaux, où est apparu un sujet tendance, #LaDekadaPerdida [LaDécenniePerdue], qui permet aux opposants de commenter les écarts du gouvernement.Depuis le mois d’avril, les révélations de Jorge Lanata secouent l’entourage de la présidente. Le programme diffusé sur la chaîne Trece, qui appartient au groupe Clarín [opposé à la présidente], a commencé par s’attaquer à l’homme d’affaires argentin Lázaro Báez, ami de la famille présidentielle. Il aurait mis au point avec la veuve de Néstor Kirchner une combine pour faire sortir d’Argentine 55 millions d’euros. L’argent voyage en avion. “En politique il n’y a pas d’homme de paille, il n’y a que des intermédiaires, c’est différent. Tu es Lázaro et je suis Néstor. Tu es mon ami. Tu montes une entreprise de bâtiment et je t’accorde le marché. L’entreprise est à toi. Mais tous les quatre ans il y a une campagne présidentielle. Et moi j’ai besoin de 10 palos (millions)”, aurait déclaré l’ancien président argentin, selon son comptable Leonardo Fariña, qui s’est fait piéger par une caméra cachée. Fariña, chargé de transporter les sacs remplis de billets à la résidence de la famille présidentielle, avait été surnommé le “Porteur de valises”.Miriam Quiroga était la secrétaire privée du président et aussi sa maîtresse. Interrogée sur ces sacs d’argent, elle a précisé qu’ils transitaient par avion avec la complicité de Daniel Muñoz, le secrétaire le plus proche de Néstor Kirchner.A la suite de ces accusations, la justice argentine a ouvert une enquête contre Lázaro Báez pour association de malfaiteurs et blanchiment d’argent. L’opposition assure que ses six entreprises ont été très favorisées par le gouvernement de Néstor Kirchner (2003-2007) et qu’il s’était associé au président argentin pour obtenir des marchés publics et des concessions pétrolières.Selon María Eugenia Duffard, une journaliste du quotidien Clarín, les accusations de corruption visant les Kirchner ne datent pas d’hier. Le seul élément qui a changé, c’est l’impact qu’elles ont aujourd’hui sur l’opinion publique. Dans un article publié récemment dans le magazine Poder, la journaliste rappelle que la présidente et son époux ont été accusés d’enrichissement illicite et mis en cause dans trois procédures judiciaires ; une en 2004, une autre en 2008 et une troisième l’année suivante. Aucune n’a abouti.Pourtant le patrimoine de la famille Kirchner est passé de 6 millions de pesos en 2003 à 70,5 millions de pesos [environ 10 millions d’euros] en 2011, avant que ne soit prise en compte la succession de Néstor Kirchner, mort brutalement le 27 octobre 2010. Selon la journaliste, dans la dernière déclaration de Cristina Kirchner, datant de mai 2012, son patrimoine avait augmenté de 39 572 589 pesos.D’après Oscar Vidarte, spécialiste des questions internationales, pour comprendre les dix ans des Kirchner au pouvoir, il faut distinguer deux périodes. La première, allant de 2003 à 2007, au cours de laquelle les Kirchner ont réussi à lutter contre la crise économique après l’échec du gouvernement de Fernando de la Rúa, qui n’a pas su relever le pays du désastre laissé par Carlos Menem. Et une seconde période où a commencé l’affrontement avec certains secteurs, où les décisions politiques sont devenues plus dures, et où les accusations de corruption se sont multipliées tandis que la volonté de rester au pouvoir s’accentuait. Inflation et fuite des capitaux. Cette période est également marquée par les conflits avec la presse, notamment avec le groupe Clarín : le gouvernement a présenté un projet de loi pour exproprier une partie de l’entreprise afin de faire de l’Etat le principal actionnaire du groupe. Pour couronner le tout, l’inflation en Argentine est devenue l’une des plus élevées au monde. Le gouvernement a beau assurer qu’elle ne dépasse pas 10 %, les experts indépendants l’estiment à plus de 25 %.Cristina Kirchner doit encore rester trois ans à la Casa Rosada [le siège présidentiel]. Et son intention de briguer un nouveau mandat risque d’être entravée par ces accusations de corruption. Elle va devoir affronter la dévaluation de sa monnaie qui pousse la population à acheter des dollars au marché noir, la valeur de la monnaie américaine étant dix fois supérieure à celle du peso argentin. La baisse de la compétitivité est également problématique, tout comme la fuite des capitaux qui, entre 2008 et 2012, a atteint 60 milliards de dollars.Entre les révélations des journalistes, les personnages peu recommandables qui gravitent dans l’entourage de la présidente argentine et une opinion publique très divisée, l’avenir est peu engageant pour la veuve Kirchner. Qui n’a guère de raisons d’être optimiste.

David Gavidia

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 07:07

~~FIGAROVOX/TRIBUNE - Le libéral Mauricio Macri vient de remporter l'élection présidentielle en Argentine. Selon Charles Wyplosz, il devra reconstruire sur un pays ruiné par le péronisme. Charles Wyplosz, professeur d'économie internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, est directeur du Centre international d'études monétaires et bancaires.

L'Argentine vient d'élire un président non-péroniste pour la première fois depuis 2003. La domination du Général Péron et de ses successeurs a été massive. Elle a transformé l'un des pays les plus riches du monde en un État paria, un cas unique de régression économique spectaculaire.

Le nouveau président, Mauricio Macri, se trouve au pied d'une montagne gigantesque dont l'ascension sera périlleuse.

Le péronisme est un système politique en évolution constante. Il repose sur un chef autoritaire, une alliance avec les syndicats et les militaires, des subventions tentaculaires destinées à s'acheter les bonne grâces des électeurs et des entreprises, une solide dose de nationalisme et d'anti-américanisme, le protectionnisme et une propension à intervenir dans l'économie pour masquer les problèmes au lieu de les résoudre. Un peu comme un condensé des idées de Le Pen, Mélenchon, Dupont-Aignan et Montebourg. Devinez quoi? Ça ne marche pas.

Sous la présidente sortante, Cristina Fernandez, l'Argentine a connu une longue période de croissance grâce aux cours élevés de ses exportations de viande, de céréales, de gaz, un peu comme un pays sous-développé. Puis les cours se sont retournés, la croissance s'est arrêtée.

La banque centrale a pompé des quantités impressionnantes de monnaie, réussissant surtout à faire grimper l'inflation à quelques 30%, alors que les statistiques officielles parlent de 10%. Pour endiguer les fuites de capitaux, le gouvernement a imposé un contrôle des changes mais, même ainsi, les réserves sont tombées à un niveau dangereusement bas. C'est peut-être ce qui explique la victoire surprise de Macri.

. À son arrivée au pouvoir, le nouveau président va trouver, sans surprise, une situation économique déplorable. Il va donc devoir faire le ménage dans l'urgence. À commencer par éliminer les contrôles des changes et dévaluer le peso ce qui va faire grimper encore plus l'inflation.

Il devra aussi rapidement couper dans les dépenses publiques qui, élections obligent, on été abondamment accrues. Ceci pourrait bien faire basculer l'économie dans la récession, et fâcher beaucoup de monde. Autrement dit, s'il est sérieux, la lune de miel ne va pas durer. Et c'est à ce moment que le plus dur sera d'actualité.

L'Argentine dispose d'une population bien éduquée et d'une industrie diversifiée mais cela ne suffit pas. Les entreprises, protégées de mille manières, sont peu efficaces et font face à des syndicats forts de puissants relais péronistes.

De plus, Cristina Fernandez et Nestor Kirchner, son prédécesseur et époux, ont nationalisé des pans entiers de l'économie, surtout dans les transports et l'énergie. En principe, Macri devrait rapidement arrêter le protectionnisme, arrêter la taxation des exportations, un non-sens complet, privatiser, et s'attaquer à la citadelle syndicale.

Il ambitionne de mettre un terme aux millions de petits cadeaux - sous forme de subventions, d'accès aux médicaments, d'emplois dans l'administration, etc. - offerts aux citoyens qui déclarent leur allégeance au péronisme. Autant dire qu'il va se retrouver face à une redoutable coalition. Il sera aussi plombé par la précédente période de libéralisation économique, dans les années 1990, qui a laissé un souvenir épouvantable pour de mauvaises raisons.

Il sera aussi plombé par la précédente période de libéralisation économique, dans les années 1990, qui a laissé un souvenir épouvantable pour de mauvaises raisons.

Cette libéralisation, mené par un étrange président péroniste, Carlos Menem, avait commencé par produire des effets spectaculaires. Mais il a du aussi s'attaquer à l'hyperinflation qu'il avait héritée de la junte militaire qui l'avait précédé. Pour cela, il a adopté une tactique audacieuse, fixant de manière permanente le taux de change à un dollar pour un peso.

L'inflation a rapidement disparu mais le lien était trop rigide pour faire face à une série de crises au Mexique, au Brésil, en Asie du Sud Est et en Russie. Le refus de se dégager de ce carcan a alors conduit à une épouvantable crise en 2001, qui a traumatisé la population. Cette crise est souvent vue comme le résultat de la libéralisation économique.

Les époux Kirchner ont amplement puisé dans ce profond ressentiment pour faire un demi-tour. Le nouveau demi-tour promis par Macri va être bien compliqué. Car, de plus, il devra composer avec un parlement dominé par le parti péroniste, bien décidé à revenir au pouvoir au plus vite.

Une vieille tradition argentine est qu'aucun des présidents issus du parti radical, auquel appartient Macri, n'a terminé son mandat. Tous ont été des tentatives sans succès de mettre à la domination péroniste.

Un collègue argentin me disait aujourd'hui que le gouvernement «devra faire preuve d'humilité», ajoutant que «c'est difficile à trouver».

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 06:59

L'Argentine quitte l'ère populiste des KIRSHNER et du PERONISME. Pourvu que les nouveaux dirigeants réussissent le redressement économique. Réussissent la lutte contre la corruption des KIRSHNER et la lutte contre le trafic de drogue qui sévit depuis quelques années.

La REINE Christine perd son trône. Elle va pouvoir trembler, elle qui a les deux bras prisonniers dans une immense bassine d'or volé au cours de ces 12 années de règne.

http://internacional.elpais.com/internacional/2015/11/22/argentina/1448224098_588686.html

http://premium.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/23/97001-20151123FILWWW00017-argentine-marci-elu-president-par-515-des-voix.php?m_i=OklOnzoqO1H_QkRfgVazedHxkobciUiq3h%2BOdHKqK5rjxbJ4buDa_0uNRdDUlB2BT9A_j4q2ybH0Q3b2YM5EwJaVnc744pE0%2BBTPrEOn&a2=20151123090104&a3=763-5276633-883358#xtor=EPR-300-[actualites]-20151123 Le FIGARO.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:04

~~Plusieurs fois, tu me demandes que je te parle et que je t’explique la DAESH. C’est vrai que je ne m’en sens pas vraiment capable, cependant cela ne signifie pas que je sois sans opinion.

Voici donc quelques petites choses que je crois comprendre. Definition - Description Il est illusoire de croire la DAESH de la Syrie et de l’Iraq comme quelque chose d’isolé ou de ponctuel. Il s’agit avant tout d’un phénomène mondial. Il s’agit d’un sous-produit de la globalisation ou mondialisation et de l’internet.

Les radicalismes musulmans sont particulièrement fertiles à travers le monde. Chaque région en possède maintenant sa version locale. Citons simplement :

a. Les Talibans (Afghanistan)

b. Janjaweed (Soudan)

c. Al Shabaab (Somalie)

d. Al Qaeda (Péninsule Arabique, Maghreb)

e. Boko Haram (Nigeria, Tchad, Cameroun et quelques autres pays)

f. Certaines factions palestiniennes comme le Hamas.

g. Les Frères Musulmans (Egypte, Algérie).

h. La DAESH (Syrie, Iraq)

. Etc. La liste n’est pas exhaustive. Il faut d’abord rendre hommage à la fertilité de ces phénomènes, qui maintenant se font parfois la guerre entre eux (DAESH contre Talibans en Afghanistan par exemple), ce qui est un signe de leur extraordinaire vitalité.

Ce qu’il y a en commun à chaque fois dans tous ces mouvements :

1. Une critique radicale des modèles économiques, sociaux et financiers de l’Occident.

2. Une revendication à retrouver les racines religieuses, spirituelles et sociales d’un certain Islam radical, purifié et n’acceptant pas la négociation ou le compromis.

3. Mise en place des lois islamiques pour remplacer constitutions, institutions, démocraties et systèmes pénaux et judiciaires. Même la charte des ‘droits de l’homme’ connaît une version islamisée, promue par l’Arabie Saoudite par exemple.

4. Justification et utilisation, sans scrupules, de la force et de la violence.

5. Une grande méfiance, voire interdiction de du système éducatif occidental et de son contenu.

6. Grande facilité à utiliser les réseaux sociaux, théâtralisation et coups d’éclats qui facilitent la propagande et permettent de rejoindre d’autant plus facilement les jeunes et les personnes ignorantes, désemparées, désespérées ou même simplement fragiles psychologiquement.

La généralisation de ces phénomènes extrémistes musulmans dans notre monde mondialisé m’encourage à en tirer des conséquences globales plutôt que locales.

Bien entendu, il est possible de repérer dans le caractère artificiel des découpages des nations en période de l’après deuxième guerre mondiale la source des revendications et explosions actuelles. Mais cette procédure ne répond sans doute pas à la question corolaire : pourquoi maintenant ? Pourquoi dans tant de régions du monde à la fois ? La nature même du phénomène m’oblige à privilégier des pistes globales ou mondiales plutôt que locales, même si bien évidemment, il s’exprime clairement dans des localités particulières et doit donc se traduire dans des langages bien compréhensibles pour les peuples qu’il affecte.

Pour moi, il est surprenant que le radicalisme et fanatisme islamique n’est pas apparu lors de la colonisation des pays musulmans, ou si peu. A priori, c’était pourtant la situation idéale : développer un discours radical afin de se protéger et de se libérer d’exploiteurs externes me semblerait quelque chose de particulièrement facile, d’autant plus que dans la majorité des situations le clivage colonisateur-christianisme contre colonisé-Islam était clair, en particulier dans les colonies françaises. Mais cela ne s’est pas produit.

Il faudrait avoir le courage de se demander pourquoi, avec, encore une foi, la question parallèle annexe: pourquoi cela se produit-il aujourd’hui, depuis dix ou quinze ans ? Mon opinion est qu’à l’époque de la colonisation, l’occident avait un héritage spirituel plus que solide. Sans doute il y eut des maladresses, des erreurs, mais les colons venaient et vivaient avec leur héritage, y compris religieux qui était encore sain. Des églises furent construites pour eux dans toute l’Algérie.

Qui se souvient encore aujourd’hui que par exemple un préfet de la République française, en l’occurrence du département de l’Orne aura au 19eme siècle demandé l’érection d’un monastère trappiste dans la région d’Alger (voire pour cela un article intéressant d’Emmanuel Hamel au sujet du Père Lechapelin, originaire de Bernières le Patry, qui aura joint ce monastère). Lorsque des cathédrales et des églises étaient construites en Algérie, c’était souvent avec la contribution bénévole d’une bonne partie de la population musulmane. Cette foi en Dieu de la part des colons leur ont je pense évités de faire le pire, et obligé le respect de la part de leurs interlocuteurs.

Dans bien des régions africaines (en l’occurrence en Tanzanie), la colonisation exigeait la tâche préalable, ingrate et dangereuse de pacification. Pour cela, il fallait des personnes dévouées, désintéressées qui n’ont pas manqués, tout comme dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Cela ne doit pas masquer le caractère mercantile, exploiteur du projet colonisateur pris dans son ensemble, bien entendu.

Ce que je crois est que les indigènes avaient en face d’eux des envahisseurs dont certains éléments non négligeables attiraient le respect tant ils étaient donnés et spirituellement solides. Une petite note anecdotique : je viens d’apprendre que le fondateur de l’entreprise Monsanto (Monsieur Monsanto donc) avait un fils qui devint Missionnaire Catholique en Tanzanie. Il n’est pas difficile d’imaginer combien les intuitions originelles de Monsieur Monsanto père se sont transformées au gré des développements et transformations mondiales.

Un prêtre catholique aurait du mal à s’associer aujourd’hui avec l’action d’ensemble de cette entreprise, mais cela était le cas au milieu du XXeme siècle.

L’Islam avait donc en face de lui un interlocuteur solide, et cet Islam respectait cet interlocuteur, car il avait une conscience qui se positionnait en face de Dieu ou de l’expérience du divin, et au travers un service dirigé envers l’homme dans ses besoins et dans sa dignité.

L`ère de la décolonisation est marquée par la guerre froide. Les batailles diverses contre le communisme ont masqué une transformation plus profonde qui s’opérait alors : la sécularisation, la déchristianisation, la perte de repères et connaissances spirituelles et religieuses traditionnelles, phénomène accéléré par les évènements de mai 68 et ce qui s’ensuivit.

La recherche individualiste contre toute forme d’autorité promue par les troubles sociaux de mai 68 auront gravement atteints la crédibilité même de l’église au yeux de la mentalité ambiante dominante. Et puis dans un deuxième temps : le matérialisme et capitalisme privé le plus effréné. Il est bon de rappeler sans doute, contre toute idée reçue que le communisme n’est pas un anti-capitalisme. Le communisme est bel et bien un capitalisme, mais un capitalisme d’état au lieu d’être un capitalisme privé. Les structures mêmes de la pensée communiste est tournée vers une idée exclusivement matérielle du progrès, qui ne peut s’opérer que par l’accroissement du capital, mais un capital confisqué par l’état.

A ce propos, le communisme de son côté a aussi contribué à la montée du matérialisme consumérisme, ne serait-ce que par défaut, que connaît l’occident aujourd’hui.

Et lorsque les capitalismes se battent entre eux, les autres dimensions de la vie et de la société sont négligées, voire rejetées, méprisées, ou même parfois jusqu’au point de se faire complètement oubliées. Difficiles qu’il en soit autrement quand elles ne font plus partie de la conversation, de la vie.

C’est ce qui s’est passé avec la tradition spirituelle et religieuse de l’occident, en particulier en France. La tradition religieuse en France, en l’occurrence catholique est souvent reléguée en termes d’incompréhensibilité et de mépris. Elle ne fait plus partie du décor, donc inutile et superflue. Nos jeunes français baignent souvent dans une ignorance monstrueuse quant au sujet de leur héritage spirituel.

Arrive dans les années 1990 la chute du mur de Berlin et la faillite de l’idéologie communiste. Beaucoup d’analystes semblent avoir compris combien cet évènement constituait une révolution, mais je n’ai pas rencontré beaucoup d’analyses qui s’attachent à en expliquer tous les ressorts. En fait, la chute du mur de Berlin symbolise pour moi la faillite du capitalisme étatique, laissant libre cours au seul restant : le capitalisme privé qui ne dialogue plus qu’avec lui-même et devient fou. Toute mainmise de l’état sur les affaires du peuple devient de plus en plus indécente, ce qui provoque ce que l’on sait au sujet des scandales financiers qui prennent des mesures et des formes inimaginables, sans en être pour autant contrôlés.

L’évacuation de Dieu de la sphère culturelle va de pair avec une tentative finale d’évacuation de l’autorité, de toutes formes d’autorité, des contrôles étatiques et de ses diverses formes de régulations. En effet, ce phénomène s’est tant développé que même les conditionnements que l’on aurait pu encore récemment qualifier de ‘naturels’ sont en train de sauter : mariage pour tous, mais aussi droit à la personne de changer de sexe (théorie du genre) ou de choisir son éducation.

A la limite, la forme d’autorité qui reste respectable est celle du juge qui doit trancher entre les conflits d’intérêts. Des études montrent que ces développements sociaux sans précédents sont bien certainement des conséquences logiques d’un mode de vie individualiste et consumériste. Les transformations sont profondes.

Mais il est une majorité de la population mondiale qui, d’une part ne jouit pas des privilèges de la société de consommation, et d’autre part n’a pas reçu l’éducation adéquate afin d’en comprendre ses ressorts. Tout le monde ne progresse pas à la même vitesse. Pour eux, les transformations font peur. Le choc apparaît donc brutal, frontal.

Dieu est celui qui préserve, ou qui préservera des dangers de ce grand occident qui devient fou. L’extrémisme est une réaction de défense et d’attaque. Faut-il s’étonner que des personnes préfèrent se sentir membre d’une assemblée qui les dépasse, mais qui les protégera en tant que peuple fier de son identité et de ses traditions, plutôt que de se voir doté d’une liberté dont l’usage effréné leur apparaît maintenant associé comme dangereux et suicidaire ?

Au proche et au moyen orient, malheureusement, le christianisme et le judaïsme sont associés, que l’on le veuille ou non, au monde occidental capitaliste et matérialiste. Il est assez facile finalement, pour la population islamiste insatisfaite, d’en faire ressortir les divergences religieuses significatives afin de prouver sa différence et de combattre, y compris en utilisant la violence. Mais la violence n’est pas la seule réaction possible et présente, je tiens à le souligner.

Les enjeux majeurs de la crise écologique, du conflit israélo-palestinien et même les aberrations (car elles sont souvent perçues comme telles) de certaines réformes sociales nous rappellent avec urgence que toute politique qui n’est pas ancrée dans un principe de ‘réalité’ est non seulement dangereuse mais également suicidaire et irresponsable. La santé de la planète va en effet tôt ou tard nous mener vers l’introduction de contraintes plus ou moins autoritaires (je pense que l’exemple traditionnel chinois pourrait en être un exemple convaincant).

Les idéologies religieuses et politiques d’Israël et de la Palestine ne peuvent indéfiniment continuer à nier le fait que leur terre est une seule terre réclamée par deux peuples différents. Les réformes sociales qui nient l’intégrité de l’héritage corporel des personnes et individus vont je pense provoquer des règlements de comptes intergénérationnels sans précédents dans quelques années.

La réponse ‘douce’ aux défis contemporains existe bel et bien, mais il s’agit à chaque fois d’introduire un principe d’autorité qui passe trop souvent très mal auprès d’une génération soixante-huitarde qui a maintenant les rênes du pouvoir. Tous les constructivismes doivent se remettre en cause.

Alors s’il le faut, Dieu viendra à la rescousse, mais cela ne se passera pas nécessairement de la meilleure manière possible.

Pascal Durand

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:45

Ce vote du 22 Novembre est crucial pour le pays. En France aux dernières élections présidentielles, on a vu le résultat qui met la France dans le wagon de queue de l'Europe.

En Argentine, selon le choix populaire, soit on restera avec les sortants, la corruption et le populisme. Avec comme cousins amis amis le MADURO du Vénézuela, la Chine et LES CASTRO de Cuba.

Ou bien en choisissant Mauricio MACRI se tourner vers les ETATS UNIS et l'EUROPE. Evidemment ce n'est ni simple ni gagné car les chambres sénatoriales et de députés provinciaux sont majoritairement péronistes et même KIRSCHNERISTES. Il sera difficile d'imposer de nouvelles lois pour donner une orientation suffisante à la vraie prospérité du pays avec une justice qui ne soit plus bananière. Même moi, je peux me tromper ... En résumé ce sera le choix du peuple.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 09:52

| Le Point.fr

À la surprise générale, Mauricio Macri avec sa coalition de centre droit a remporté 35 % des voix, à un point de Daniel Scoli, le candidat de Kirchner. Souffle-t-il un vent d'alternance en Argentine ?

Pour la première fois de leur histoire, les Argentins vont devoir choisir leur président lors d'un second tour. À la surprise générale, le grand favori des élections, le péroniste Daniel Scioli, candidat soutenu par la présidente Cristina Kirchner, a réalisé un score qui le condamne à un ballottage face à Mauricio Macri, le maire de droite de Buenos Aires. Ce dernier réalise une bonne performance. Avec la coalition de centre droit Cambiemos (« Changeons »), Mauricio Macri termine à un petit point seulement de Daniel Scioli et le camp K (de Kirchner), qui, selon les derniers résultats, a obtenu 36 % des voix.

Autre revers de taille, le parti péroniste a perdu la province de Buenos Aires, premier bastion électoral du pays (plus d'un électeur sur trois), pour la première fois depuis 1982, date du retour de la démocratie après la dictature militaire (1976-1982). Après douze ans au pouvoir des Kirchner, de Nestor d'abord, puis de sa femme Cristina, c'est donc une sévère mise en garde pour le gouvernement sortant. Il témoigne d'une certaine lassitude des Argentins alors que la situation économique et sociale s'est beaucoup tendue ces dernières années (lire notre reportage à Buenos Aires).

Pour le deuxième tour le 29 novembre, la bataille consistera à récupérer les voix qui se sont portées sur le troisième candidat. Ex-président du club de football Boca Juniors, Mauricio Macri devra convaincre les électeurs de sa stature présidentielle, alors que Daniel Scioli, ancien sportif aujourd'hui gouverneur de la province de Buenos Aires, a une longueur d'avance.

Avec un peu plus de 20 % des voix, Sergio Massa est un péroniste qui a été chef du gouvernement de Cristina Kirchner, avant de passer dans l'opposition. Négociera-t-il son entrée dans une coalition avec Mauricio Macri ? « Ce résultat inattendu rend le second tour très imprévisible. D'autant que les sondages pronostiquaient une victoire de neuf à dix points de Daniel Scioli », analyse Ignacio Labaqui, politologue et professeur à l'Université catholique de Buenos Aires.

Il est à parier que le gouvernement et le camp de Daniel Scioli agiteront le chiffon rouge d'un retour de la droite au pouvoir plus de trente ans après la dictature. Mais ce changement s'est déjà effectué dans un pays voisin, le Chili. Certes, la présidence de Sebastián Piñera a été une déception et a permis le retour de la socialiste Michelle Bachelet, mais elle a montré que la droite latino s'était modérée avec les années.

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  • : Tantôt en France, tantôt en Argentine. Témoin de deux mondes d'agriculteurs. En Argentine avec les OGM et le semis direct. En France avec les contraintes imposées de toutes natures et en particulier par les écologistes. de même pour comparer les mondes politiques, les religions: entre deux mondes.
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